Soneva fait figure de pionnier dans la lutte durable contre les moustiques aux Maldives grâce à l’utilisation des pièges Biogents. La population de moustiques a été réduite de 98 % en l’espace d’un an.
- La mise en œuvre d’un concept de lutte contre les moustiques respectueux de l’environnement et durable, grâce aux pièges à moustiques Biogents, permet de réduire les coûts par rapport aux méthodes traditionnelles.
- La population de moustiques a été pratiquement éliminée en l’espace d’un an.
- Le système de pièges Biogents est très efficace à long terme et ne risque pas d’entraîner l’apparition de résistances.
- L’arrêt de l’utilisation d’insecticides se traduit par une plus grande diversité de la flore et de la faune de l’île.

Sur l’île vierge de Soneva Fushi, aux Maldives, Soneva a mis en œuvre avec succès un concept de lutte contre les moustiques grâce au système de pièges de Biogents. Sans recourir à la nébulisation chimique, la population de moustiques a été réduite de 98 % en l’espace d’un an.
L’objectif de ce partenariat entre Soneva et Biogents est de réduire à néant la population de moustiques sur l’île de Kunfunadhoo, qui abrite le complexe Soneva Fushi. Ainsi, le groupe entend montrer à la communauté internationale que des alternatives durables et sans insecticides existent pour la démoustication, et vise à ce que l’île devienne la première île des Maldives sans aucun moustique.
Dès juillet 2019, un mois après le lancement de l’opération, le nombre de moustiques capturés sur l’île avait déjà fortement baissé. Aujourd’hui, la population de moustiques a été réduite de 95 à 98 %. L’objectif de Soneva est d’éradiquer complètement les moustiques sur l’île de Kunfunadhoo d’ici la fin 2020. Biogents a assuré à Soneva qu’éradiquer les moustiques de l’île ne représentait aucun danger, ni pour la chaîne alimentaire locale ni pour les écosystèmes.
En effet, Kunfunadhoo n’abrite qu’une faible biodiversité et aucun écosystème aquatique dont la survie dépendrait directement de la présence de larves de moustiques. L’abandon des traitements chimiques a ainsi permis le développement d’une plus grande diversité dans la faune et la flore de l’île.
Avant le partenariat avec Biogents, la population de moustiques à Soneva Fushi était prise en charge par une entreprise de contrôle des nuisibles ordinaire, avec des vapeurs chaudes et des brumisateurs d’insecticides. Toutefois, au fil du temps la population de moustiques a développé une forte résistance à ce traitement, le rendant totalement inefficace. En outre, les vapeurs ciblent uniquement les moustiques adultes. Non seulement les moustiques sont devenus plus résistants, mais en plus, les vapeurs touchaient d’autres insectes de l’île Kunfunadhoo, comme les papillons, les libellules, les bourdons, les coléoptères, et bien d’autres. Aujourd’hui, grâce à la nouvelle technique de démoustication, l’île enregistre une augmentation de ses populations d’insectes locaux. L’abondance de ces pollinisateurs naturels permet également la multiplication des fleurs et des fruits. Les jardins de Soneva Fushi se portent à merveille et produisent suffisamment de ressources pour approvisionner les restaurants. À son tour, la multiplication des fruits et des insectes a permis le retour d’un plus grand nombre d’oiseaux sur les rivages de l’île Kunfunadhoo et des lucioles ont à nouveau pu être observées la nuit.
« Améliorer l’efficacité des pièges à moustiques a toujours été le cœur de métier de Biogents. Nous disposons ainsi d’outils adaptés, mais ce n’est pas suffisant, l’approche exige également une bonne connaissance des moustiques. Soneva l’a très bien compris, et grâce à la vision de tous les partenaires impliqués, le projet ouvre la voie à de nouvelles normes », a déclaré le Dr. Andreas Rose, co-fondateur et membre du comité de direction de Biogents.
« Le lancement de ce projet par Soneva est une véritable avancée et doit servir d’exemple pour le reste du monde. Il prouve que la démoustication durable et respectueuse de l’environnement peut remplacer les solutions chimiques, » a affirmé l’entomologiste médical Bart G.J. Knols, titulaire d’un doctorat et d’un MBA. En collaboration avec Akib Jahir, titulaire d’un master et directeur du contrôle des nuisibles pour Soneva, il gère la mise en place du projet pour Soneva Fushi, avec Biogents et Soneva.
« Chez Soneva, la nature a toujours été source d’inspiration pour nos innovations. En fait, notre structure organisationnelle est inspirée des liens entre les différentes planètes. Au milieu de l’année dernière, à Soneva Fushi, nous nous sommes fixé l’objectif de devenir la première île sans aucun moustique. Nous avons installé plus de 500 pièges Biogents répartis sur toute l’île. Certains pièges imitent les sites de reproduction des moustiques, d’autres contiennent un sachet reproduisant l’odeur humaine, grâce à l’odeur de l’acide lactique. Nous avons également ajouté un mélange d’eau sucrée et de levure afin de produire du dioxyde de carbone, qui reproduit l’expiration humaine. Ces pièges simulent donc la présence d’humains. Les moustiques sont attirés dans un sac de capture, où ils se déshydratent et meurent.
Au cours des premières semaines, les pièges ont capturé près de 9 000 moustiques par jour, soit une moyenne de 20 moustiques par piège. Depuis, ce nombre s’écrit avec un seul chiffre. L’île compte deux espèces de moustiques : l’Aedes et le Culex. Le Culex est quasiment éteint, et nous espérons que l’Aedes suivra prochainement. « J’espère sincèrement que ce projet montrera que le respect et la compréhension des lois de la nature, et les innovations inspirées de cette nature permettent de trouver des solutions qui s’avèrent beaucoup plus efficaces que les solutions issues de la bio-ingénierie », a déclaré Sonu Shivdasani, PDG et co-fondateur de Soneva.

La combinaison du piégeage et de l’élimination des sites de reproduction a donné des résultats si spectaculaires à Soneva Fushi que le système a été mis en œuvre sur l’île voisine de Soneva Jani, dans l’atoll de Noonu, où près de 3 000 moustiques ont été capturés en 48 heures dans un seul piège.
Le succès de ce projet montre que les innovations respectueuses de l’environnement, associées à une bonne connaissance de la biologie des moustiques, peuvent s’avérer très efficaces et permettre de surmonter les problèmes de résistance.




